La première campagne de la vallée de la Shenandoah

A la fin du mois d’octobre 1861, alors que McClellan préparait petit à petit son armée et que Johnston attendait l’attaque retranché à Manassas, le général Jackson, héros sudiste de Bull Run, reçu le commandement d’un nouveau district militaire fort de 11 000 hommes, celui de la vallée de la Shenandoah. Celui-ci dépendait du département de la Virginie du Nord, ce qui le plaçait donc sous les ordres de Johnston. Jackson ne tarda pas à vouloir en découdre, il proposa à Jefferson Davis un plan d’action pour reconquérir la Virginie-Occidentale. Premièrement, il prévoyait de prendre le contrôle de la ville de Romney puis de l’utiliser comme base opérationnelle pour lancer un raid contre la ligne ferroviaire Baltimore-Ohio avant de lancer une invasion de la Virginie-Occidentale. Mais comme nous l’avons déjà vu, la tentative de Jackson fut stoppée début janvier lors de la bataille de Hancock.[1] A la suite de cette défaite et de troubles internes ayant secoué sa troupe, Jackson fut contraint de se replier sur Winchester alors que les fédéraux reprirent le contrôle de Romney.

Jackson resta cantonné à Winchester pendant plusieurs mois, se contentant d’envoyer un régiment de cavalerie, commandé par le colonel Turner Ashby, lancer des raids contre la ligne de chemin de fer. Ashby parvint à faire suffisamment de dégâts pour contraindre les fédéraux à prendre position sur la rive sud du Potomac. Ce mouvement força cependant Jackson à évacuer Winchester le 9 mars pour se replier sur Mount Jackson. Nathaniel Banks, le général nordiste commandant l’armée fédérale de la Shenandoah, prit position à Winchester le 12 mars. A la suite du retrait de Jackson, la présence de l’armée de Banks dans cette région ne paraissait plus nécessaire, aussi celle-ci reçut l’ordre de ramener deux de ses trois divisions vers Washington d’où elles devraient ensuite partir pour la Péninsule de Virginie afin de renforcer l’armée  de McClellan au même titre que le corps d’armée de McDowell qui depuis peu avait prit position à Fredericksburg.[2]
Mais alors que les soldats nordistes quittaient la ville, Jackson, croyant à tort que seule une petite force était restée sur place, décida de se porter à l’attaque le 23 mars. S’en suivit la bataille de Kernstown. Mais contrairement à ce que pensait Jackson, la force fédérale lui faisant face le surpassait en nombre, si bien qu’après plusieurs heures de combats acharnés, les confédérés furent contraints de se replier, mais la retraite se mua très vite en une véritable fuite.[3] Banks entama une poursuite peu appuyée mais qui força la cavalerie de Ashby à rejoindre le gros des forces et même à pousser Jackson à abandonner sa position à Rude’s Hill près de Mount Jackson pour se retirer jusqu’à Harrisonburg puis à Swift Run Gap près de Conrad’s Store. Banks atteignit lui-même Harrisonburg contrôlant de la sorte la quasi intégralité de la vallée.[4]
L’ensemble des opérations ayant eu lieu dans la vallée depuis l’arrivée de Jackson à la tête des forces sudistes dans la région ne témoignent pas de visées stratégiques de grande envergure de la part des belligérants, elles constituent plutôt des accrochages résultants de la proximité de deux forces ennemies dans un espace restreint et stratégiquement important.

Pourtant, Kernstown et la déroute confédérée qui en suivi et qui était indubitablement une défaite tactique, s’avéra rapidement être un succès stratégique. Lincoln fut effrayé par l’action de Jackson qui selon lui démontrait la volonté sudiste de continuer à menacer Washington.[5] Il est intéressant de constater avec le recul que cela s’avéra être une prophétie autoréalisatrice. En effet, Lincoln décida d’annuler les transferts de troupes vers l’armée de McClellan dans la Péninsule, ce qui en retour motiva les sudistes à déplacer plus de troupes vers la vallée de la Shenandoah afin de justement profiter des craintes de Lincoln et d’ainsi alléger la pression que l’Armée du Potomac faisait planer sur Richmond tout en s’assurant que les forces de Banks ou du général John Frémont – qui avait prit le commandement des forces fédérales en Virginie-Occidentale en remplacement de Rosecrans – ne continueraient pas leur progression vers Staunton où elles auraient pu couper la ligne du chemin de fer central de Virginie qui reliait la Virginie à la partie orientale du Tennessee et qui servait de base d’approvisionnement à Jackson.[6]

Ce fut Lee qui suggéra à Davis d’envoyer des renforts à Jackson afin de lui permettre de lancer une opération de diversion dans la vallée de la Shenandoah.[7] Cette vallée présentait un double intérêt pour les deux belligérants. Premièrement, les habitants y cultivaient diverses céréales ainsi que d’autres biens alimentaires, ce qui faisait de la vallée le grenier à blé de la Virginie. Deuxièmement, alors que les rivières et fleuves du reste de l’Etat sont orientés ouest-est, coupant de la sorte la marche des armées, la vallée est, elle, orientée sud-nord, ce qui en fait une voie d’invasion naturelle pour soit marcher vers les Maryland, puis Washington, soit pour s’enfoncer profondément au cœur de la Virginie.

Les renforts envoyés à Jackson consistaient en la division du général Richard Stoddert Ewell, que Johnston avait laissée à Brandy Station pour faire face au corps d’armée de McDowell[8]. A la fin du mois d’avril, Jackson disposait donc d’environ 6000 hommes sous son commandement direct à Conrad’s Store, d’environ 8500 sous les ordres d’Ewell, eux-mêmes en route pour cette position et de la petite force d’approximativement 3000 hommes d’Edward « Allegheny » Johnson installée à Staunton. Soit environ 17 000 hommes.[9]
De son côté, l’Union disposait de trois forces distinctes. La première était positionnée en Virginie-Occidentale, à Franklin, Moorefield et Romney, sous les ordres du général Fremont. Il s’agit d’un département militaire indépendant, celui de la Montagne et fort de plus ou moins 20 000 hommes. La seconde était le 1er corps de l’Armée du Potomac, sous les ordres de McDowell et installé avec ses quelques 30 000 hommes à Fredericksburg. La troisième sous les ordres de Banks était toujours positionnée à Harrisonburg, elle ne comptait plus qu’une de ses trois divisions, celle d’Albeus Williams et forte de plus ou moins 9000 hommes. Les deux autres étaient en route vers les deux autres forces, celle de Blenker vers Fremont et celle de Shields vers McDowell. Au total, l’Union comptait quelques 60 000 hommes.[10]
Si les actions menées jusqu’à présent ont bien été réalisées par Jackson dans la vallée, elles ne font pas pour autant partie de la première campagne de la vallée Shenandoah car celle-ci ne commence réellement que lorsque la Confédération décide pour de bon prendre l’initiative stratégique dans la région, c’est-à-dire lorsque Jackson se voit adjoindre définitivement les renforts nécessaires afin de mettre en œuvre le plan de Lee pour diminuer la pression sur Johnston dans la Péninsule.[11]

Jackson entama sa campagne en laissant la division d’Ewell à Conrad’s Store alors que lui et ses troupes prirent la route de Charlottesville, au sud-est, faisant de la sorte croire aux nordistes, et à ses propres hommes, qu’il se retirait de la vallée pour rejoindre Richmond. Mais une fois arrivé à la gare, Jackson embarqua dans les trains et mit le cap sur Staunton où il rejoignit Johnson le 5 mai.[12] Son plan était de frapper les troupes de Fremont positionnées un peu au sud de McDowell afin de les pousser à retourner vers le nord et de la sorte ne plus être en mesure de menacer le chemin de fer central de Virginie ni sa ligne d’approvisionnement, car Jackson entendait ensuite descendre la Shenandoah vers le nord pour aller attaquer Banks. Pendant ce temps, Ewell devait pour sa part tenir ce dernier en respect en pesant sur son flanc gauche. Fremont avait disposé deux brigades, soit près de 6500 hommes, à McDowell sous le commandement du général Robert Huston Milroy. Son plan était de prendre possession de Staunton afin d’ensuite remonter la ligne de chemin de fer pour envahir le Tennessee-Oriental.[13] Mais le 8 mai, les forces combinées de Jackson et Johnson frappèrent celles de Milroy à McDowell. Si l’engagement en lui-même fut indécis, Milroy jugea plutôt préférable de se replier en bon ordre sur Franklin le soir même.[14] Jackson entama une poursuite, mais ne put en tirer avantage en raison des bonnes actions retardatrices de l’arrière-garde nordiste. La retraite de Milroy si loin au nord permit à Jackson de remporter un petit succès stratégique, il avait à présent la voie libre pour aller attaquer Banks dans la vallée. Jackson fit donc demi-tour le 12 mai et se dirigea vers Harrisonburg qu’il prit sans combattre le 19 mai car Banks venait de l’évacuer pour se replier sur une position défensive à Strasburg.[15]

Figure 31: Préambule de la première campagne de la vallée de la Shenandoah et premier mouvement de Jackson dans cette campagne

Jackson's Valley Campaign March 23 - May 8, 1862

Source: JESPERSEN Hal, Jackson’s Valley Campaign, March 23 – May 8, 1862, Cartography Services by Hal Jespersen, 13 décembre 2011.

Quittant très vite Harrisonburg pour New Market, Jackson allait de nouveau surprendre les fédéraux. Plutôt que de continuer sa poursuite le long de la route passant par Woodstock, à gauche du Mont Massanutten – qui divisait la vallée en deux autres plus petites -, il quitta New Market en prenant la route pour Luray où il fut rejoint par la division d’Ewell.[16] Pendant, ce temps, la cavalerie d’Ashby poursuivait les forces de Banks afin de faire illusion. Le 23 mai, les confédérés attaquèrent le petit avant poste fédéral de Front Royal. Cette position était défendue par le colonel John Kenly qui disposait d’environ 1000 hommes mais face à la supériorité numérique écrasante des confédérés, Kenly n’eut d’autres choix que de se replier en tentant de ralentir la progression de Jackson. Mais ce fut peine perdue, lui et nombre de ses hommes furent fait prisonniers.[17] Avec ce succès aisé, Jackson venait donc de se positionner sur le flanc gauche du gros des forces de Banks installées à environ 15 kilomètres de là, à Strasburg. Durant toute cette manœuvre, les confédérés avaient marché à une allure effrénée, ce fut l’une des courses de la campagne qui vaudront aux soldats de Jackson le titre de « foot cavalry ».[18]

Apprenant la nouvelle de la défaite de Kenly le lendemain de la bataille, Banks comprit de suite que sa position ne pouvait être défendue. Depuis Front Royal, Jackson pouvait atteindre Winchester et de la sorte couper les lignes d’approvisionnement de Banks en plus de lui couper toute retraite possible vers Harper’s Ferry. Une course s’engagea donc entre les deux armées pour atteindre Winchester.[19] Banks l’emporta d’une courte tête mais durant leur retraite, les troupes de Banks furent harcelées par les confédérés qui capturèrent un grand nombre de chariots d’approvisionnements et firent de nombreux prisonniers, si bien que lorsqu’il arriva à Winchester, Banks ne disposait plus que d’environ 6500 hommes.[20] Toutefois, le commandant nordiste n’entendait pas céder plus de terrain, il fit volte face et prépara une position défensive pour affronter Jackson. Le lendemain, le 25 mai, Jackson lança ses forces à l’assaut des positions nordistes qui furent rapidement submergées et contraintes à déguerpir au plus vite vers le Potomac.[21] Mais d’une part parce qu’elles étaient trop épuisées et d’autres part parce qu’elles étaient trop occupées à piller la région, les forces de Jackson ne furent pas capable d’achever le travail en anéantissant les restes de l’armée de Banks qui traversèrent le Potomac à Martinsburg.[22]

Au soir du 24 mai, Lincoln fut informé de la défaite de Front Royal. Il réagit très vite en mettant un plan au point pour venir à bout de Jackson. Mais ce plan, théoriquement excellent, ne put être mit en œuvre dans les faits car il était complexe et nécessitait une coordination parfaite entre des commandements dispersés. Il ordonna à Fremont de pénétrer dans la vallée et de prendre possession de Harrisonburg avant de remonter vers le nord. Dans le même temps, McDowell, dont le transfert vers la Péninsule fut annulé, devait faire entrer deux divisions dans la vallée à hauteur de Front Royal. De la sorte, Jackson se serait vu couper toute possibilité de retraite.[23] Mais plutôt que d’entrer dans la vallée à Harrisonburg, Fremont choisi de le faire par Strasburg, ce qui le força à remonter vers le nord en dehors de la vallée, laissant la route de Winchester à Harrisonburg libre pour Jackson. Très vite informé, celui-ci se mit en mouvement. Alors que son avant-garde avait avancé jusqu’aux abords de Harper’s Ferry dans les jours suivant la bataille de Winchester pour porter un coup psychologique à l’Union, Jackson fit demi-tour le 30 mai pour retourner vers le sud.[24] Ici encore, les hommes de Jackson réalisèrent une marche rapide qui leur permit de rejoindre Strasburg le 1 juin, avant les forces nordistes de Fremont et Shields. Ce dernier était le commandant de la première division envoyée par McDowell dans la vallée conformément aux ordres de Lincoln, la seconde division, commandée par le général Edward Otho Cresap Ord, suivi Shields peu après.[25] Dans le même temps, de l’autre côté de la Virginie, Johnston lança une tentative pour repousser les forces de McClellan hors des abords de Richmond mais suite au résultat indécis de la bataille de Seven Pines, la tentative avorta. Au cours de cette bataille, Johnston fut gravement blessé et contraint de céder son commandement. Dans un premier temps il fut remplacé par Gustavus Smith, mais très vite Davis nomma Lee à la tête de l’Armée de Virginie du Nord. Celui-ci allait très bientôt mettre en œuvre ses propres plans pour combattre McClellan.

Alors que jusque là les forces nordistes de Fremont et Shields s’étaient montrées peu enclines à presser le pas pour coincer Jackson, une fois celui-ci échappé au piège, elles changèrent d’attitude et pressèrent le pas. Fremont poursuivit Jackson le long de la route reliant Strasburg à Harrisonburg alors que Shields progressa en parallèle de l’autre côté du Mont Massanutten sur la route partant de Front Royal pour rejoindre Conrad’s Store.[26] Shields ne quitta toutefois pas Front Royal – qu’il avait atteint le 30 mai – avant que la division de Ord ne l’y rejoigne. La cavalerie de Fremont livra plusieurs combats avec celle des sudistes afin de contenir la poursuite des fédéraux.[27] Jackson poussa encore un peu plus ses hommes et ceux-ci remportèrent une nouvelle course pour atteindre le dernier pont enjambant la Shenandoah vers l’ouest, à Port Republic.[28] En prenant cette position en premier, Jackson fut en mesure d’empêcher la réunion des deux forces nordistes, pouvant de la sorte les combattre séparément.[29] Le 8 juin, un premier engagement opposa la division d’Ewell aux troupes de Fremont à Cross Keys. Malgré sa supériorité numérique de presque deux pour un, Fremont fut incapable de se lancer concrètement dans la bataille et se contenta de quelques accrochages sans envergures.[30] Jackson saisit là l’occasion de porter un coup aux forces de Shields.[31] Il prit l’ensemble de sa division et la majeure partie de celle d’Ewell, ne laissant face à Fremont qu’une faible garnison, et attaqua les positions de Shields le 9 juin au matin. Mais lors de la bataille qui s’en suivit, nommée Port Republic, les fédéraux offrirent une belle résistance durant plusieurs heures qui permit de ralentir suffisamment l’attaque confédérée. Bien que l’avantage du nombre permit à Jackson de repousser l’avant-garde nordiste, ses hommes ne furent ni en mesure de poursuivre les nordistes ni même de se retourner pour aller porter un autre coup à Fremont.[32] Ce dernier n’avait rien fait durant la journée du 9 juin alors que son aide aurait pu s’avérer précieuse pour prendre les sudistes à revers. Finalement, les deux armées rassemblèrent leurs forces et Jackson se replia via le passage de Brown’s Gap pour quitter la vallée, il était parvenu à échapper au plan de Lincoln.[33] Fremont pour sa part se retira jusqu’à Harrisonburg alors que Shields retourna à Front Royal avant de repartir le 21 juin pour rejoindre le corps d’armée de McDowell.[34] Pendant ce temps, le 18 juin, Jackson marcha sur Charlottesville pour ensuite se diriger sur Richmond où Lee l’attendait pour déclencher son offensive contre McClellan.

Figure 32: La première campagne de la vallée de la Shenandoah

Jackson's Valley Campaign May 21 - June 9, 1862

Source: JESPERSEN Hal, Jackson’s Valley Campaign, March 23 – May 8, 1862, Cartography Services by Hal Jespersen, 13 décembre 2011.

La campagne de Jackson dans la vallée permit donc au Sud de soulager la pression sur Richmond en gagnant du temps pour fortifier la ville et en monopolisant 60 000 hommes pour affronter quelques 17 000 soldats confédérés ainsi que toutes les ressources nécessaires à leur mise en campagne. De plus, il empêcha également la mise en œuvre d’une invasion du Tennessee-Oriental par Fremont.
Mais surtout cette campagne fut la démonstration de tout le talent de Jackson qui sut à la fois pousser ses hommes à réaliser des exploits physiques et mentaux[35], tirer le meilleur profit du terrain grâce à sa très bonne connaissance de la région[36] et par-dessus tout s’imposer à cinq reprises contre trois forces distinctes.[37] Frappant là où on ne l’attendait pas et en prenant à chaque fois l’initiative stratégique là où un autre aurait immanquablement opté pour la prudence. Mais Jackson, lui, osa se lancer à l’attaque, calculant toujours ses probabilités de succès à la perfection et lorsqu’il atteignit la limite entre chances de succès et de défaite, il sut se retirer avec brio, échappant de peu à un piège. Il est vrai que la nonchalance (ou l’incompétence selon certains) des commandants nordistes lui faisant face et leurs difficultés à communiquer l’aidèrent grandement. S’ils s’étaient donnés plus pleinement dans leur tâche pour empêcher Jackson de quitter la vallée, Fremont et Shields auraient peut-être pu venir à bout des forces sudistes.
Les prouesses de Jackson dans la vallée lui vaudront une reconnaissance totale du Sud où dans cette période morose pour la Confédération, il apparut tel un héros. Au Nord par contre, son nom devint synonyme de défaite, si bien que jusqu’à sa mort l’année suivante, les fédéraux craindraient toujours d’avoir à l’affronter. Mais Jackson, n’était même pas la meilleure arme de la Confédération, un autre stratège de génie allait sous peu commencer à se révéler dans la seconde phase de la campagne de la Péninsule, le général Robert Edward Lee.


[1] Voir la partie consacrée à la prise en main par McClellan de l’Armée du Potomac.

[2] James McPHERSON, op.cit., page 464.

[3] Ibid. ; FLOYD Dale E., LOWE David W., Kernstown, Washington: Civil War Sites Advisory Commission.

[4] COZZENS Peter, Shenandoah 1862: Stonewall Jackson’s Valley Campaign, Chapel Hill: University of  North Carolina Press, 2008, pp. 227 – 246.

[5] James McPHERSON, op.cit., page 464.

[6] Rien n’indique en effet que si Lincoln n’avait pas réagit de la sorte à l’attaque de Jackson à Kernstown, la Confédération aurait agit de la sorte. Dès lors l’issue de l’offensive de McClellan aurait pu connaitre une autre fin puisqu’il aurait disposé d’un plus grand nombre d’hommes comme il ne cessait de le réclamer. Cependant, et c’est une opinion qui n’engage que moi et, au vu de la personnalité de McClellan, il est fort peu probable que les renforts lui auraient suffit et qu’il aurait lancé toutes ses forces sur Richmond, mais c’est là un domaine à laisser aux uchronistes.

[7] James McPHERSON, op.cit., page 498.

[8] Une lutte d’influence eu lieu entre Jackson et Johnston  pour savoir si Ewell resterait dans la vallée ou si au contraire, il rejoindrait l’Armée de Virginie du Nord pour défendre Richmond. La question fut finalement résolue par une lettre de Jackson à Lee qui intercéda auprès de Davis pour qu’il décide du maintien d’Ewell sous les ordres de Jackson.

[9] James McPHERSON, op.cit., page 502.

[10] McPHERSON James M., The Atlas of the Civil War, Philadelphie: Running Press, 2005, p. 68.

[11] McPHERSON James M., La Guerre de Sécession, Paris: Robert Laffont, 1991, p. 498.

[12] Ibid.

[13] Ibid.

[14] FLOYD Dale E., LOWE David W., McDowell, Washington: Civil War Sites Advisory Commission.

[15] James McPHERSON, op.cit., page 498.

[16] Idem, pages 498 – 499.

[17] FLOYD Dale E., LOWE David W., Front Royal, Washington: Civil War Sites Advisory Commission.

[18] John KEEGAN, op.cit., page 163. ; James McPHERSON, op.cit., page 499.

[19] Ibid.

[20] Ibid.

[21] FLOYD Dale E., LOWE David W., Winchester, Washington: Civil War Sites Advisory Commission.

[22] Les victoires de Front Royal et Winchester rapportèrent tant de vivres, d’armes et de munitions que les soldats confédérés surnommèrent ironiquement Banks  « the supply officer ». ; James McPHERSON, op.cit., page 500.

[23] Ibid.

[24] Idem, page 501.

[25] Il est intéressant de remarquer que McDowell confia cette tâche à la division que Banks lui avait fait parvenir un peu avant que Jackson n’entame sa campagne.

[26] James McPHERSON, op.cit., page 501.

[27] Turner Ashby, le commandant de la cavalerie de Jackson fut tué au cours de l’un de ces engagements à Chestnut Ridge, près de Harrisonburg le 6 juin.

[28] James McPHERSON, op.cit., page 501.

[29] McPHERSON James M., The Atlas of the Civil War, Philadelphie: Running Press, 2005, p. 68.

[30] FLOYD Dale E., LOWE David W., Cross Keys, Washington: Civil War Sites Advisory Commission.

[31] James McPHERSON, op.cit., page 501.

[32] James McPHERSON, op.cit., page 502. ; FLOYD Dale E., LOWE David W., Port Republic, Washington: Civil War Sites Advisory Commission.

[33] James McPHERSON, op.cit., page 502.

[34] Initialement, Lincoln avait envoyé des ordres à Fremont et Shields pour qu’ils arrêtent leurs avancées avant d’atteindre Port Republic, il estimait que la poursuite contre Jackson avait échoué et rien ne pouvait plus en résulter. Mais ces ordres ne furent réceptionnés que lorsque les deux généraux nordistes se replièrent après avoir été vaincus par les confédérés.

[35] Méritant donc leur titre de « foot cavalry ».

[36] Due au travail excellent de son ingénieur topographe Jebediah Hotchkiss.

[37] Lors de tous ces engagements, sauf à Cross Keys, il bénéficia même de l’avantage numérique alors qu’il faisait face à des forces qui si elles avaient été rassemblées au moment de se battre, l’aurait dépassé en nombre. ; Les différentes forces dépendaient des commandements différents en raison des subdivisions administratives créées par Lincoln lorsqu’il imposa son autorité à McClellan en plus de lui retirer le commandement général de toutes les forces de l’Union. De la sorte, Lincoln était seul, avec son cabinet – donc essentiellement Stanton, le ministre de la guerre –, à assumer la coordination stratégique entre les différentes armées.

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