La campagne de la Péninsule (deuxième partie)

La première partie de la campagne de la Péninsule avait amené l’Armée du Potomac aux portes de Richmond, mais après la bataille de Hanover Court House, celle-ci s’installa devant le système de défense de la ville pour mener un siège peu appuyé. McClellan attendait de recevoir des renforts avant de déclencher toute attaque contre la capitale confédérée, se contentant de mettre son artillerie de siège en place. Mais ces renforts avaient été immobilisés par l’excellent travail de Jackson et de ses hommes dans la vallée de la Shenandoah. De son côté, Jefferson Davis mettait la pression sur Johnston pour qu’il se porte en avant afin de repousser les fédéraux et de la sorte amoindrir la pression qui pesait sur Richmond.

La principale conséquence de l’engagement de Hanover Court House, le 24 mai, fut de convaincre McClellan que la principale menace pour son armée résidait dans une attaque sudiste contre son flanc droit et sa ligne d’approvisionnement, aussi il y déplaça la majeure partie de ses forces.[1] Mais la ligne de l’armée fédérale était coupée en deux par la rivière Chickahominy dont le niveau élevé réduisait le nombre de ponts praticables entre les deux ailes de l’Armée du Potomac. Johnston, acceptant enfin de se porter à l’attaque, choisi d’user à son avantage de cette situation en portant une attaque sur l’aile gauche de McClellan, c’est-à-dire au sud de la rivière, là où les nordistes étaient les moins nombreux et où les sudistes pourraient disposer d’une supériorité numérique localisée.[2]
Pour lancer son offensive, Johnston s’était vu adjoindre des renforts venus de Caroline du Nord, si bien qu’il disposait de quelques 75 000 hommes. En face, au cours de sa progression, McClellan avait vu passer son armée de 120 000 hommes à environ 100 000 hommes, essentiellement en raison des maladies dont furent victimes ses soldats.[3]

Le 31 mai, les confédérés déclenchèrent l’offensive qui mena à la bataille de Seven Pines.[4] L’assaut sudiste, mal coordonné, fut l’objet de nombreux retards, ce qui le rendit assez peu efficace.[5] La nature du terrain n’aida en rien, les nombreuses forêts et les pluies abondantes du mois de mai rendirent les mouvements et les combats difficiles pour les deux armées. Au terme du premier jour, la ligne fédérale avait reculé, mais pas cédé pour autant, les nordistes arrêtant l’offensive à la gare de Fair Oaks. Le lendemain, de nouveaux accrochages eurent lieu et à la fin de la journée, les quelques renforts nordistes ayant réussi à franchir la Chickahominy permirent à l’Union de récupérer la quasi intégralité du terrain perdu la veille.[6] Au final, la bataille de Seven Pines fut indécise, les pertes étant importantes dans les deux camps, mais ce furent les sudistes qui payèrent le prix le plus élevé avec près de mille pertes supplémentaires. Mais surtout l’une de ces pertes était le général Johnston lui-même.[7] Gravement blessé au soir du premier jour de la bataille, Johnston fut dans un premier temps remplacé par le général Smith. Mais dès le 1er juin, Davis choisi de placer Robert Lee à la tête de l’armée de Virginie du Nord. Celui-ci décida d’interrompre l’offensive le jour même.[8] Au final, la bataille de Seven Pines fut un coup d’épée dans l’eau, aussi bien tactiquement que stratégiquement, les deux armées ayant repris leurs positions initiales. Toutefois, sur le plan psychologique, cette bataille atteignit la confiance de McClellan qui allait par la suite être rattrapé par ses penchants naturels à l’excès de prudence.

Malgré les critiques qui accablèrent le choix de Lee en raison de son échec en Virginie-Occidentale l’année précédente, celui-ci se mit très vite au travail.[9] Il commença par réorganiser son armée afin de se prémunir des difficultés d’organisations et de communications qui avaient posé problème lors de la bataille de Seven Pines. Il œuvra également à renforcer le système défensif de la ville, non pas dans une optique défensive, mais bien avec l’intention de prendre l’offensive.[10] Lee estimait qu’il lui fallait renforcer sa ligne afin que seule une faible portion de son armée soit capable de la tenir pendant que le reste se porterait à l’attaque.[11] Le plan du nouveau commandant sudiste était sensiblement le même que celui de son prédécesseur, mais de l’autre côté. Suite à la bataille de Seven Pines, McClellan avait repositionné son armée afin de renforcer son flanc gauche au sud de la Chickahominy, ce qui ne put évidement se faire qu’au détriment du flanc droit. Lee entendait donc profiter de l’exposition de l’aile droite de l’armée fédérale pour y porter son coup en l’attaquant simultanément de front et de flanc. Son objectif était d’une part d’affaiblir l’armée nordiste mais également de lui couper sa ligne d’approvisionnement, l’obligeant de la sorte à lever le siège pour se repositionner.[12] Pour mener à bien son plan, Lee disposait, en plus des forces initiales de Johnston, de la petite armée de Jackson qu’il venait de faire revenir de la vallée de la Shenandoah, ce qui plaçait environ 90 000 hommes sous son commandement. De son côté, McClellan avait enfin reçu quelques renforts – une division du corps d’armée de McDowell – mais bien moins que ce qu’il ne cessait de réclamer à Washington, il disposait donc d’approximativement 105 000 hommes.[13]

Avant de mettre son plan d’action au point, Lee avait confié une mission difficile à celui qui allait devenir l’un des meilleurs officiers de cavalerie de toute la guerre, le général Jubal Ewell Brown Stuart. Afin de recueillir le plus de renseignements possibles sur la position de l’aile droite de l’armée fédérale, ses effectifs et sur l’état du terrain, le 10 juin Lee envoya Stuart, avec 1200 cavaliers sélectionnés parmi les meilleurs.[14] Stuart quitta Richmond le 12 juin et chevaucha vers le nord-ouest pour ensuite franchir la Chickahominy et redescendre vers le sud-est. En chemin, il repoussa sans aucune peine les petites forces de cavaleries nordistes qu’il croisa sur son chemin. Il put sans peine collecter les renseignements relatifs aux forces fédérales présentes sur la rive nord de la rivière.[15] Mais une fois cela fait, il se rendit compte qu’il ne pouvait plus simplement faire demi-tour et repartir d’où il était venu car son passage avait provoqué beaucoup de remous, si bien que plusieurs petites forces étaient désormais à sa poursuite. Stuart et ses hommes continuèrent donc leur route vers le sud-est, livrant en chemin plusieurs petits combats, et retraversèrent la Chickahominy le 14 juin à Forge Bridge, en utilisant un pont construit pour l’occasion par ses soldats qu’ils détruisirent à peine quelques minutes avant l’arrivée de la cavalerie fédérale.[16] Le 16 juin, Stuart revint triomphant à Richmond, lui et ses hommes venaient, en 4 jours, de faire le tour complet des positions de l’Armée du Potomac – un tour de 160 kilomètres –, de livrer et remporter plusieurs combats contre de petites forces nordistes, de faire plusieurs prisonniers, de capturer un grand nombre de chevaux et de chariots d’approvisionnement et surtout de collecter tous les renseignements dont avait besoin Lee.[17]

Les renseignements qui parvenaient à McClellan l’informaient des préparatifs de l’offensive de Lee. Afin de hâter la chute de Richmond, le général nordiste lança une timide tentative de gagner du terrain. Son objectif était de prendre possession de hauteurs se trouvant à proximité de Old Tavern – où avait déjà eu lieu plusieurs affrontements lors de la bataille de Seven Pines – afin d’y positionner ses canons de siège. Mais l’attaque, lancée le 25 juin, que McClellan voulait volontairement limitée afin de ne pas engager de bataille majeure, ne put lui permettre d’atteindre ses objectifs et la bataille d’Oak Grove qui en résultat fut sans effets concrets.[18] Lee ne changea en rien ses plans suite à la tentative de McClellan et le lendemain il lança sa propre offensive contre l’armée fédérale. La période dite des Sept Jours venait de débuter, pendant une semaine de manœuvres et de combats, les deux armées allaient s’affronter et mener la campagne de la Péninsule à son terme.

Le 26 juin, Lee passa à l’attaque contre l’aile droite des positions fédérales. Les problèmes d’organisation, la mauvaise prestation de Jackson[19] et la nature du terrain rendirent l’attaque confédérée peu efficace et très coûteuse en vies humaines. La bataille de Beaver Dam Creek[20] se solda par un échec pour les sudistes mais les fédéraux ne saisirent toutefois pas l’occasion pour contre-attaquer.[21] Mais si sur le plan tactique, l’assaut sudiste avait échoué, sur le plan stratégique il mena tout de même à un succès pour Lee. Durant la nuit, McClellan, anxieux pour la sécurité de sa ligne de ravitaillement et toujours convaincu d’être en infériorité numérique, ordonna aux forces constituant son aile droite de se replier sur les hauteurs proches de Gaines’ Mill et de déplacer sa base d’approvisionnement vers le fleuve James.[22] Cette décision n’était pas sans conséquence, car ses canons de siège nécessitaient d’être déplacé par voie ferrée, or il ne s’en trouvait pas dans cette partie de la Péninsule. McClellan fut donc contraint d’abandonner ses plans pour prendre Richmond grâce à un siège, la ville était temporairement hors de danger. Malgré sa mauvaise réalisation, le plan de Lee lui avait permit de sauver la capitale confédérée et de prendre l’ascendant psychologique sur son opposant.[23]

Figure 33: La situation de la contre-offensive sudiste au matin du 27 juin 1862

Sans titre

Source: JESPERSEN Hal, Seven Days Battles Actions June 26-27, 1862, Cartography Services by Hal Jespersen.

Le 27 juin, Lee rééditât son attaque. Pendant que les divisions du général Longstreet menaient des actions de diversion contre le centre de l’Armée du Potomac, celles de Hill et Jackson devaient à nouveau attaquer le flanc droit.[24] Mais comme la veille, l’attaque fut mal coordonnée, et ce principalement en raison d’une nouvelle défaillance de Jackson.[25] Mais vers la fin de la journée, les forces fédérales du général Porter durent tout de même se replier bien que cela se fit en bon ordre et franchirent la rivière durant la nuit.[26] Pendant tout ce temps, et comme la veille, la majeure partie de l’Armée du Potomac ne fut pas impliquée dans les combats, non seulement en raison des difficultés pour franchir la Chickahominy mais également en raison du travail du général Magruder qui comme à Yorktown trompa les fédéraux par une série de manœuvres visant à faire croire à l’imminence d’une attaque en grand nombre.[27] La bataille de Gaines’ Mill fut donc un succès tactique pour les sudistes, mais un succès modéré. Les pertes étaient lourdes dans les deux camps et l’Armée du Potomac restait malgré tout en bon état. Mais comme la veille, Lee conservait l’ascendant psychologique sur McClellan, si bien qu’une fois encore celui-ci ordonna à son armée de reculer progressivement vers Harrison’s Landing, sur le fleuve James, abandonnant ainsi toutes possibilités de prendre Richmond et ignorant les appels de ses commandants de divisions en faveur d’une contre-attaque.[28]

Le 28 juin, partant de l’aile droite de l’armée sudiste sur la rive sud de la Chickahominy, la brigade du général Toombs mena une action de reconnaissance des forces fédérales lui faisant face, ce qu’il avait déjà fait le jour précédant alors que la bataille de Gaines’ Mill faisait rage, mais fini par lancer un assaut complet qui fut toutefois facilement repoussé. Ces deux petites actions, qui constituent la bataille de Garnett’s and Golding’s Farm, en parallèle de l’action principale du 27 juin sur la rive nord de la Chickahominy, contribuèrent aux feintes de Magruder.[29]

Dès le 28 juin, les forces fédérales commencèrent leur retraite en direction de Harrison’s Landing. Dans un premier temps, elles s’arrêtèrent aux alentours de Savage’s Station. C’est là que le 29, Lee tenta de nouveau une attaque. Mais ici encore, les difficultés rencontrées lors des journées précédentes se répétèrent, rendant cette nouvelle tentative infructueuse. Les fédéraux repoussèrent l’assaut sans grande difficulté et continuèrent leur retraite durant la nuit pour s’établir derrière une petite rivière, affluant de la Chickahominy, la White Oak Swamp.[30]

Le lendemain, toujours aussi envieux de frapper l’armée fédérale durant sa retraite, Lee attaqua une fois de plus. Deux petites batailles en découlèrent, Glendale[31] et White Oak Swamp.[32] La première se déroula sur le flanc gauche de l’armée fédérale et la seconde sur le flanc droit mais toutes deux se soldèrent par un résultat indécis, les nordistes résistant à toutes les attaques sudistes qui comme les autres jours furent mal coordonnées.[33] De nouveau l’Armée du Potomac se replia à la faveur de la nuit, l’aile gauche resta ancrée au James et la droite se retira afin de prendre position sur la hauteur de Malvern Hill.[34]

Figure 34: La situation de la contre-offensive sudiste au matin du 30 juin 1862

Sans titre

Source: JESPERSEN Hal, Seven Days Battles Actions June 30, 1862, Cartography Services by Hal Jespersen.

C’est contre cette hauteur que le 1 juillet, Lee allait lancer sa dernière tentative de la campagne. Cette fois l’attaque devait être lancée de front contre le centre de la ligne, la disposition de l’armée fédérale empêchant toute manœuvre de flanc. Mais les nordistes disposaient là d’une position facilement défendable, et lors de la bataille qui s’en suivit, les pertes de la confédération s’avérèrent lourdes.[35] Mais, encore et toujours à l’encontre de ses subordonnés, McClellan, qui avait depuis plusieurs jours abandonné la partie moralement, refusa de saisir l’opportunité de contre-attaquer et ordonna le repli sur Harrison’s Landing.[36]

Figure 35: La situation de la contre-offensive sudiste au matin du 1 juillet 1862

Sans titre

Source: JESPERSEN Hal, Seven Days Battles Actions July 1, 1862, Cartography Services by Hal Jespersen.

Après toutes ses tentatives infructueuses de détruire en tout ou partie l’armée fédérale, Lee se résigna finalement, à la vue des pertes colossales subies par les deux camps lors de la période des Sept Jours, à laisser McClellan embarquer son armée à bord de navires pour les ramener aux abords de Washington. Les dernières forces fédérales quittèrent Harrison’s Landing au début du mois d’août mettant ainsi un terme à la campagne de la Péninsule.

La seconde partie de cette campagne fut donc marquée au plan stratégique par une poussée coûteuse et mal coordonnée – en raison de la complexité des manœuvres décidée par Lee et des difficultés de communication dans la hiérarchie – de l’armée confédérée mais qui mena tout de même McClellan à progressivement faire reculer ses forces. Mais cette retraite fédérale était plus la conséquence de la personnalité du commandant nordiste et de sa volonté de s’assurer que sa ligne d’approvisionnement serait toujours sécurisée que de l’impact de la contre-offensive sudiste. Au plan tactique, l’ensemble des combats montrèrent la supériorité de la défense sur l’attaque, les confédérés ayant été repoussés à chaque fois – sauf à Gaines’ Mill – avec des pertes supérieures à celles de l’Union.[37] La péninsule fut l’une des campagnes les plus meurtrières de la guerre.
A une échelle plus large, la seconde phase de cette campagne – parallèlement à celle de la vallée de la Shenandoah – fut une bouée d’oxygène pour la Confédération qui put enfin voir ses forces dominer les débats sur l’un des fronts. Dans le même temps, les sudistes parviennent également, à peu près à la même époque, à mettre un terme à la progression fédérale sur les rives du Mississippi, mettant un terme à l’hémorragie commencée dans l’Ouest au début de l’année.
Dans l’ensemble, cette campagne fut pour les deux camps un coup d’épée dans l’eau car une fois celle-ci terminée, la situation stratégique sur le front de Virginie, allait revenir à ce qu’elle était avant l’offensive de McClellan cinq mois plus tôt, l’armée fédérale allait reprendre position près de Washington et sa contrepartie confédérée lui emboîterait le pas en revenant dans le nord de la Virginie pour contrer la menace d’une nouvelle armée fédérale, l’Armée de Virginie.[38]


[1] James McPHERSON, op.cit., page 503.

[2] Ibid.

[3] Ibid.

[4] Aussi appelée Fair Oaks dans la terminologie nordiste.

[5] James McPHERSON, op.cit., page 503.

[6] Idem, page 504.

[7] Ibid.

[8] Ibid.

[9] Ibid.

[10] Ibid.

[11] Ibid. ; Cette approche est qualifiée dans l’art militaire de défensive-offensive.

[12] James McPHERSON, op.cit., pages 504-506.

[13] Idem, page 507.

[14] Idem, page 506.

[15] Ibid.

[16] Idem, page 507.

[17] Ibid.

[18] FLOYD Dale E., LOWE David W., Oak Grove, Washington: Civil War Sites Advisory Commission.

[19] Celui-ci ne se porta pas au combat quand bien même les forces sudistes du général Ambrose Powell Hill se battaient non loin de sa position. Aucune explication n’a jamais été donnée pour expliquer le comportement de Jackson durant les opérations des Sept Jours mais la théorie la plus plausible estime que lui et ses hommes ont fini par accuser les contrecoups de la campagne de la Shenandoah, qui bien couverte de succès fut extrêmement éprouvante physiquement et mentalement.

[20] Mechanicsville, dans la terminologie confédérée.

[21] James McPHERSON, op.cit., page 508.

[22] Idem, page 510.

[23] Ibid.

[24] Ibid.

[25] Idem, page 511.

[26] FLOYD Dale E., LOWE David W., Gaines’ Mill, Washington: Civil War Sites Advisory Commission. ; John KEEGAN, op.cit., page 166.

[27] James McPHERSON, op.cit., page 511.

[28] Ibid.

[29] FLOYD Dale E., LOWE David W., Garnett’s and Golding’s Farm, Washington: Civil War Sites Advisory Commission.

[30] FLOYD Dale E., LOWE David W., Savage’s Station, Washington: Civil War Sites Advisory Commission.

[31] Nommée Frayser’s Farm par les sudistes.

[32] James McPHERSON, op.cit., page 512.

[33] FLOYD Dale E., LOWE David W., Glendale/White Oak Swamp, Washington: Civil War Sites Advisory Commission.

[34] James McPHERSON, op.cit., page 513.

[35] FLOYD Dale E., LOWE David W., Malvern Hill, Washington: Civil War Sites Advisory Commission.

[36] James McPHERSON, op.cit., page 514.

[37] Pour des informations plus détaillées sur la campagne de la Péninsule, se référer au livre The Peninsula and Seven Days : A Battlefield Guide de Brian Burton. ; John KEEGAN, op.cit., page 168.

[38] McPHERSON James M., The Atlas of the Civil War, Philadelphie: Running Press, 2005, p. 72.

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