La première campagne du Maryland

La campagne de Virginie du Nord permit à la Confédération de bouter les forces nordistes hors de Virginie – du moins  presque entièrement – si bien qu’au Sud, l’ambiance était plutôt joyeuse et contrastait avec celle qui avait prévalu alors que McClellan était aux portes de Richmond quelques mois plus tôt. Au Nord par contre, c’est une armée démoralisée qui se présenta aux abords de Washington, les soldats nordistes savaient qu’ils s’étaient bien battus mais ils savaient surtout qu’ils avaient été mal commandés. La seconde défaite sur le champ de bataille de Bull Run ne manqua pas d’avoir des conséquences politiques, le moral de la population du Nord déclina rapidement devant l’incapacité du gouvernement et de l’armée à venir à bout de la sécession du Sud. Au lendemain de la bataille, la crainte d’une invasion par les forces confédérées commença à enfler dans les états du Nord.[1]

La polémique se porta rapidement sur la responsabilité de cette nouvelle défaite. D’un côté, Pope et McDowell étaient jugés s’être montrés incapables lors de leurs commandements. De l’autre, McClellan et Porter furent accusés d’avoir, au mieux, trainé les pieds, au pire, d’avoir cherché à saborder Pope. En effet, McClellan avait fait tout son possible au cours de la campagne pour retarder ou empêcher le transfert de forces de l’Armée du Potomac vers l’Armée de Virginie et Porter, partisan de McClellan, n’avait aucun respect pour Pope et ne tolérait que très difficilement de recevoir des ordres de sa part.[2] Mais bien qu’une grande majorité du gouvernement blâmait McClellan, Lincoln décida tout de même de transférer Pope dans le Minnesota pour y combattre les Sioux, et McDowell en Californie.[3] Seul Porter fut officiellement condamné puisqu’il fut révoqué en novembre 1862 par une cour martiale.[4]

McClellan, pour sa part, ne fut pas longtemps inquiété et resta à la tête de l’Armée du Potomac en plus de se voir adjoindre les troupes restantes de l’Armée de Virginie. Celle-ci fut donc officiellement dissoute le 5 septembre.[5] La principale raison de la décision de Lincoln de maintenir McClellan à son poste était liée à la perception de celui-ci qu’avaient les hommes, ils l’adulaient. De plus, il était le plus à même de réorganiser les forces fédérales qui en avaient tant besoin. Il excellait en la matière.[6] Lincoln attendait donc de lui qu’il remette l’Armée du Potomac sur pied et qu’il se lance à l’attaque des forces confédérées de Lee. Mais celui-ci avait tout fait pour prendre l’initiative stratégique à ses adversaires et une fois encore comptait bien en user pour lancer, dans la foulée de sa récente victoire, une invasion des états du Nord.

Alors qu’allait s’entamer une nouvelle campagne dans l’est, sur les autres fronts la situation n’avait que très peu évolué par rapport à celle prévalant lors de la campagne de Virginie du Nord.
Sur le front du Mississippi, les forces sudistes du général Bragg poursuivirent leur invasion du Tennessee et du Kentucky en pénétrant dans ce dernier après la bataille de Richmond. L’objectif de cette campagne n’avait pas changé, il était toujours de tenter de reprendre la main à l’Ouest après avoir stoppé la déferlante nordiste dans la vallée du Mississippi. Seule petite évolution, l’Union chercha à contrer l’offensive confédérée en déplaçant les troupes de Rosecrans de la vallée vers le Tennessee pour rejoindre Buell qui affrontait Bragg. Mais, pour elles-mêmes empêcher cette action, les forces confédérées de Price attaquèrent Rosecrans ce qui donna lieu à une série de petits affrontements dans le nord de l’état du Mississippi et le sud du Tennessee. Dans le même temps, Grant piétinait dans ses tentatives pour prendre Vicksburg.[7]
Toujours à l’Ouest, mais dans le cadre de la « guerre du Missouri »[8], les combats se poursuivirent dans le sud de cet état et dans le nord de l’Oklahoma, au nord des Boston Mountains. Les forces sudistes ayant évacué l’état au début de la guerre, les combats s’étaient déplacés au sud.
Sur les côtes du Texas, dans le cadre du blocus des côtes de la Confédération, l’Union remporta deux victoires en parvenant à prendre les villes de Sabina Pass et Galveston.
Enfin, au Minnesota, la révolte des sioux arrivait à son terme.

Lee décida de poursuivre l’offensive en attaquant le Nord et envoya une lettre au Président Davis l’informant de son plan le 3 septembre, deux jours après la bataille de Chantilly.[9] Plusieurs motivations se trouvaient derrière le choix du commandant sudiste. Premièrement, venant, en un peu plus de trois mois, de renverser complètement la situation sur le front de Virginie, Lee se devait de saisir l’avantage qui était maintenant le sien en continuant d’attaquer les forces de l’Union. En effet, les confédérés ne pouvaient se permettre d’opter pour une solution défensive, que ce soit dans le Nord de la Virginie, aux abords de Washington ou dans la vallée de la Shenandoah, car cela aurait laisser bien trop de temps à l’Armée du Potomac pour se remettre de la défaite de Bull Run et être à nouveau prête au combat en plus de lui rendre l’initiative stratégique.[10]
Deuxièmement, l’idée de porter la guerre au Nord offrait également l’avantage de déplacer les combats hors de la Virginie qui commençait à être exsangue suite à un peu plus d’un an de combats et de manœuvres sur son sol qui avaient ravagé ou épuisé les cultures et les infrastructures d’une grande partie de l’état. L’Armée de Virginie du Nord pourrait de la sorte se réapprovisionner en vivres, munitions et équipements aux frais de ses adversaires tout en laissant la Virginie se remettre quelque peu.[11]
Troisièmement, le Maryland, par lequel Lee entendait entrer dans l’Union avant d’éventuellement se rendre en Pennsylvanie, présentait un intérêt stratégique et politique important. En premier lieu, de par sa position géographique une occupation, même partielle, du Maryland isolerait grandement Washington du reste de l’Union – en coupant le Baltimore and Ohio Railroad et le chemin de fer de Pennsylvanie – en plus de menacer une série d’autres grande ville de la région – comme Annapolis, Baltimore, Philadelphie voire même peut-être New York -, une situation difficilement tenable pour le nord que ce soit tactiquement, stratégiquement ou politiquement.[12] Le Maryland était également important politiquement. On se souvient qu’au début de la guerre, des émeutes avaient éclaté à Baltimore au passage des troupes fédérales marchant vers Washington à l’appel de Lincoln, or, Lee espérait voir cela se reproduire en pensant que la présence des ses troupes sur le sol du Maryland pousserait les partisans du Sud à se révolter et à rejoindre la cause sudiste.[13]
Quatrièmement, le commandant sudiste comptait exploiter l’agenda politique de l’Union. Les élections législatives de mi-mandat se profilaient à l’horizon de novembre et il espérait que son invasion agirait comme un catalyseur pour les partisans d’une paix négociée avec la Confédération. Ceux-ci se retrouvaient en grande majorité au sein du Parti Démocrate et formait l’aile du parti que l’on nommait les Copperheads. En effet, la présence d’une armée sudiste, plusieurs fois victorieuse contre les forces fédérales, sur le sol de l’Union avait de grande chance d’effrayer l’électorat nordiste et de le pousser à réfléchir aux chances réelles de victoire de l’Union.[14] Pour appuyer cela, Lee, dans sa lettre à Davis, émis l’idée de faire parvenir au gouvernement fédéral une lettre de proposition de paix.
Cinquièmement, et même si cela ne rentrait pas dans les calculs de Lee qui estimait que la Confédération devait livrer sa « guerre d’indépendance » seule, une victoire sudiste en sol nordiste après les succès remportés par le Sud durant la seconde moitié de l’année 1862 pourrait amener à une reconnaissance, voire même peut-être une intervention, de certaines puissances européennes, en particulier la France et l’Angleterre.[15]

Lee comptait donc pour ces raisons envahir le Nord. Son plan était dans un premier temps de franchir le Potomac en amont de Washington pour soit amener l’armée nordiste à venir l’affronter sur un terrain qu’il aurait choisi, ce qui lui aurait garanti une supériorité tactique, soit en isolant Washington si l’Armée du Potomac n’osait pas quitter ses positions fortifiées aux abords de la capitale fédérale, lesquels empêchaient toutes idées d’attaque frontale de la part des confédérés.[16] Le commandant sudiste s’attendait à une certaine passivité de l’armée fédérale. Il estimait qu’elle n’était pas encore en état de s’opposer à lui, la défaite de Bull Run l’ayant durement touchée, au point de la désorganiser et de la démoraliser. De plus, Lee habitué à la passivité de McClellan, s’attendait à ce que celui-ci fasse à nouveau preuve d’indécision. Mais c’était sans compter sur les excellentes capacités d’organisateur du commandant de l’Armée du Potomac.[17]

Cette nouvelle approche marquait un changement dans la stratégie de la Confédération en Virginie qui, pour la première fois, quittait une posture défensive pour se porter à l’attaque du Nord lui même. Mais si on remet cette campagne dans son contexte plus global, elle vient se mettre en parallèle de l’invasion du Kentucky par les forces de Bragg et aux actions en cours dans le nord de l’Arkansas. Ainsi, on constate donc que la Confédération a cherché à cette époque à non seulement porter un coup suffisamment violent à l’Union sur plusieurs fronts pour l’amener à cesser les hostilités mais également à chercher à accroître son emprise territoriale en prenant le contrôle de trois états disputés, le Maryland, le Kentucky et le Missouri.[18]

Pour mener à bien cette campagne, Lee réorganisa quelque peu ses forces. Premièrement, il avait fait revenir les divisions qu’il avait laissé à Richmond juste avant de lancer sa campagne de Virginie du Nord, celles de MacLaws et D.H. Hill. La première fut jointe à l’aile de Longstreet et la seconde à celle de Jackson. Les deux brigades de cavalerie du général Wade Hampton III furent également rappelées ainsi que quelques batteries d’artillerie. Lee réorganisa ensuite ces deux ailes afin d’en réduire le nombre de divisions, celle de Longstreet en comptait désormais cinq pour un total de 20 brigades et celle Jackson quatre pour un total de 19 brigades. Les forces de cavalerie de Stuart restèrent inchangées et l’artillerie comprenait un peu plus de 200 canons répartis en quelques 50 batteries de quatre pièces. Au total, l’Armée de Virginie du Nord comptait dans ses rangs près de 50 000 hommes.[19]

Rapidement remise sur pied par McClellan, l’Armée de Virginie du Nord comptait un peu plus de 100 000 hommes répartis en huit corps dont trois – le 3ème de Heintzelman, le 5ème de Porter et le 11ème de Sigel – se trouvaient initialement sous le commandement de Banks et assignés à la défense de Washington. Pour ce qui concerne les autres corps, ils se trouvaient sous le commandement de Hooker (1er corps), du général Ewin Vose Sumner (2ème corps), de Franklin (6ème corps), de Reno – remplacé par Burnside après avoir été tué lors de la bataille de South Moutain – (9ème corps) et du général Joseph King Fenno Mansfield (12ème corps). Ajoutons qu’une division du 4ème corps, commandée par le général Darius Nash Couch était également attachée au 6ème corps.[20] Au total, les forces de McClellan non affectée spécifiquement à la défense de la capitale se subdivisent en 18 divisions, soit 49 brigades. Le commandant nordiste insérera par ailleurs une nouveauté dans l’armée fédérale, le groupement des unités de cavalerie au sein d’une seule division de cinq brigades et confiée au général Alfred Pleasanton. En cela, McClellan s’inspira de l’organisation sudiste. Par ailleurs, l’Armée du Potomac comprenait 66 batteries d’artillerie pour un total avoisinant les 250 canons.

Si pour nombre de nordistes l’invasion était un moment grave frappant l’Union de plein fouet, pour Lincoln il s’agissait d’une rare opportunité de détruire l’Armée de Virginie du Nord loin de ses bases et d’ainsi porter un coup dur à la Confédération, aussi bien politiquement que stratégiquement. En effet, si un tel évènement devait se produire, plus aucune force sudiste majeure ne se trouveraient entre l’Armée du Potomac et Richmond. Mais c’était là la seule stratégie de l’Union durant cette campagne, car après ses désastres des trois derniers mois sur ce front, la priorité pour le Nord était de remettre l’armée du Potomac sur pied et de contrer les actions confédérées.[21]

Le 2 septembre, soit avant même d’avoir envoyé sa lettre à Davis, Lee entama le déplacement de l’Armée de Virginie du Nord en chargeant un petit détachement de cavalerie de prendre possession de la petite ville de Leesburg sur la rive sud du Potomac à environ 30 kilomètre au nord de Chantilly. Ce faisant, les cavaliers sudistes rencontrèrent une force de cavalerie nordiste équivalente qu’ils parvinrent à repousser sans grande difficulté lors de la bataille de Mile Hill, ouvrant de la sorte la voie à l’occupation de la ville et des gués de Cheek’s Ford et White’s Ford par le reste de l’Armée de Virginie du Nord dans les jours qui suivirent. Et il ne fallut pas longtemps à celle-ci pour pénétrer dans le Maryland. Le 4 septembre, elle passa par ces gués pour entrer dans l’état et le 6 septembre, les premiers éléments confédérées entrèrent dans Frederick sans rencontrer la moindre résistance.[22] Conformément aux attentes de Lee, McClellan ne quitta pas la protection que lui donnait les défense de Washington.[23] Mais le gouvernement nordiste ne resta pas sans rien faire pour autant. Le 8ème corps du général John Ellis Wool, dont la tâche était de protéger le Baltimore and Ohio Railroad entre Winchester et Baltimore, fut déplacé dans cette dernière afin d’en assurer le contrôle. Dans le même temps, le général Reynolds fut envoyé en Pennsylvanie pour y mobiliser la milice, soit un total d’environ 50 000 hommes. Enfin, les garnisons présentes dans la vallée de Shenandoah, à Winchester et Martinsburg, furent envoyées rejoindre celles se trouvant à Harpers Ferry pour former une force d’approximativement 12 000 hommes. Cette décision poussa Lee à vouloir se débarrasser de cette gêne sur ses arrières car ce détachement coupait toute possibilité d’établir une ligne communication passant par la vallée pour ravitailler son armée.[24] Le commandant sudiste décida donc de diviser son armée, pendant que Longstreet continua sa route vers Hagerstown avec une partie de ses forces, MacLaws et Richard Heron Anderson mirent le cap sur Harpers Ferry pour attaquer la garnison fédérale par le nord et Jackson progressa jusqu’à Williamsport pour refranchir le Potomac et revenir vers Harpers Ferry et l’attaquer par le sud. La division du général John George Walker retraversa elle aussi le Potomac mais au sud de Harpers Ferry, au gué de Point of Rocks, pour occuper les Loundoun Heights, les collines au sud de la ville. Enfin, la division de D.H. Hill se chargea d’assurer l’arrière garde de la l’Armée de Virginie du Nord à Boonsboro pendant que la cavalerie de Stuart contrait les mouvements de son équivalente nordiste. Selon le plan de Lee, une fois l’ensemble des opérations menées à bien, les différents éléments de l’Armée de Virginie du Nord devaient se réunir à Hagerstown afin d’entamer une progression vers la Pennsylvanie en usant de la voie de communication ainsi ouverte via la vallée de la Shenandoah.[25] L’Armée de Virginie du Nord quitta Frederick le 10 septembre pour entamer son mouvement.

Pour réussir, ce plan nécessitait une inaction de McClellan. Mais l’Armée du Potomac se remettait vite sur pied et surtout, un coup du sort vint frapper le plan de Lee. Le 13 septembre, l’une des copies de celui-ci tomba aux mains de soldats confédérés qui s’empressèrent de le transmettre à McClellan.[26] Celui-ci se trouvait maintenant en possession d’un document décrivant en détails l’ensemble des opérations de l’Armée de Virginie du Nord, incluant les intentions, les positions et la composition des forces sudistes. Il savait donc que celles-ci étaient dispersées et qu’il pouvait les détruire une par une en passant par les cols de la South Mountain. Mais McClellan n’était pas du genre à se précipiter, si bien que ce n’est qu’à partir du 14 septembre qu’il commença à faire mouvement en quittant à son tour Frederick,  dans lesquels ses éléments avancés étaient entrés le 12.[27] Le corps d’armée de Franklin marcha vers Crampton’s Gap et ceux de Reno, Hooker et Burnside progressèrent vers Turner’s Gap et Fox’s Gap. Les corps d’armée restant, ceux de Sumner, Porter et Mansfield venant à leur suite.[28]
Mais au soir du 13 septembre, Lee fut informé des mouvements fédéraux cela grâce à la cavalerie de Stuart. Le temps s’étant écoulé entre le moment où McClellan reçu les plans de son adversaire et celui où il commença à faire mouvement permis à Lee de déplacer les divisions de MacLaws et D.H. Hill respectivement pour bloquer Crampton’s Gap et Turner’s et Fox’s Gap, soit les trois cols permettant de passer d’un côté à l’autre de la South Mountain. Ainsi, lorsque les forces fédérales arrivèrent face à ces cols le 14 septembre, elles eurent à livrer deux combats distincts que l’on regroupe au sein de la bataille de South Mountain.[29] Hill parvint à tenir jusqu’à l’arrivée du reste des forces de Longstreet mais se replia tout de même à la fin de la journée abandonnant les cols aux fédéraux. De son côté, MacLaws fut très vite repoussé par les troupes de Franklin, qui se saisirent elles aussi du col, mais celui-ci stoppa alors son avance.[30]
Face à cette progression nordiste, Lee en conclu que les troupes dont il disposait n’était pas  suffisante pour lui permettre de continuer à occuper le Maryland, si bien qu’il décida de regrouper ses forces avant de refranchir le Potomac, par le gué de Boteler’s Ford environ un miles au sud de Sheperdstown, pour retourner en Virginie, où son armée serait en sécurité. En effet, il se trouvait maintenant en territoire ennemi (le soulèvement escompté ne s’étant pas produit), avec des forces dispersées (dont une grande partie isolées sur l’autre rive du Potomac par la présence de la garnison fédérale de Harpers Ferry), face à une armée ennemie supérieure en nombre et en approche et sans axe de ravitaillement sécurisé. En clair, une situation difficilement tenable.[31] Mais pour se replier, il lui fallait au préalable faire faire mouvement aux troupes de Longstreet sur Sharpsburg afin de pouvoir couvrir la retraite des troupes assiégeant Harpers Ferry pour qu’elles rejoignent le gros des forces avant de regagner la Virginie.[32] En se positionnant là, les forces de Longstreet restaient en mesure de menacer toute force fédérale voulant faire mouvement vers Harpers Ferry pour prendre les forces de MacLaws et R.H. Anderson par derrière. Cependant, apprenant par Jackson le 15 septembre que celui-comptait bien prendre la ville, Lee décida finalement de se maintenir dans le Maryland et d’attendre l’Armée du Potomac. La décision de McClellan de ne pas poursuivre sa progression après les engagements dans les cols de la South Mountain avait condamné la ville qui ne pouvait tenir plus longtemps.
Avec  deux victoires majeures consécutives à son actif face à l’armée fédérale, Lee espérait bien en remporter une troisième et inverser le cours de la campagne.[33]

Dans l’avant-midi du 15, Jackson obtint la reddition de Harpes Ferry et des stocks d’approvisionnement que comptaient la ville des mains du colonel Dixon Stansbury Miles. Sachant que Lee l’attendait, il se remit immédiatement en marche vers Sharpsburg – ne laissant sur place que les forces du général A.P. Hill pour gérer les nombreux prisonniers et qui allaient rejoindre le gros des forces sudistes dans le courant de la journée du 17 – alors que les premiers éléments de l’armée fédérale arrivaient aux abords d’une petite rivière à l’est de Sharpsburg mais ne la franchirent pas, l’Antietam Creek.[34] McClellan avait donc finalement laissé l’armée confédérée se regrouper alors qu’il la savait divisée et qu’il aurait pu la vaincre lors de plusieurs engagements distincts.
Le 16, le commandant nordiste lança une opération de reconnaissance avec deux corps d’armée, ceux de Hooker et Sumner, sur la gauche de la ligne confédérée, entrainant de la sorte une escarmouche relativement violente. Cependant, il ne poussa guère plus loin et fit replier ses forces.[35] Cette action éveilla l’attention de Lee qui, se doutant de l’imminence de l’offensive nordiste envoya un message à A.P. Hill pour lui donner l’ordre de rejoindre le gros des troupes au plus vite.
Une fois renforcé de la division de ce dernier, Lee disposerait pour la bataille d’Antietam[36] d’un peu moins de 40 000 hommes. De son côté, McClellan disposait d’environ 75 000 hommes.[37]

Le commandant de l’Armée du Potomac choisit de poster quatre corps d’armée, le 1er, le 12ème, le 2ème en réserve et le 6ème en deuxième réserve sur son flanc droit et un, le 9ème de Burnside, sur la gauche. Le centre était gardé par le 5ème de Porter. De plus, le 6ème corps de Franklin et la cavalerie de Pleasanton se trouvaient derrière la droite et le centre afin d’exploiter toutes éventuelles brèches. Le plan était relativement simple et il aurait pu donner de très bons résultats s’il avait été correctement exploité. premièrement, le commandant nordiste prévoyait que Burnside mènerait des actions de diversions dans son secteur afin d’y maintenir les troupes sudistes s’y trouvant en plus d’exploiter tout avantage possible apparaissant au cours de l’engagement. Deuxièmement, de l’autre côté de la ligne fédérale, les trois corps placé sur la droite devaient lancer l’attaque principale contre la gauche sudiste pour l’enfoncer complètement. Au centre, la cavalerie devait s’assurer du contrôle du pont du milieu du champ de bataille avec le 5ème corps en réserve. Enfin, la division de Couch fut placée sur les arrières de l’armée fédérale afin de la protéger d’éventuelles troupes en provenance de Harpers Ferry.[38]
Coté confédéré, Lee avait placé ses forces en arc de cercle autour de la ville de Sharpsburg, derrière diverses protections naturelles. Sa gauche était gardée par la cavalerie de Stuart, au Nord de la ville, qui encrait sa propre gauche sur le Potomac, venait ensuite l’aile de Jackson, renforcé de deux brigades de la division de Hood, au Nord-Est. le flanc droit de l’Armée de Virginie du Nord revenait à l’aile de Longstreet qui, faisant face à l’est, devait s’assurer de contrôler les accès menant aux deux ponts enjambant l’Antietam, ce rôle reviendra à la division de David Rumph Jones. De plus, la division de Walker se trouvait encore un peu plus au sud afin de prévenir toutes traversées de forces fédérales via les gués du sud et les forces de MacLaws et R.H. Anderson étaient en route et s’apprêtaient à rejoindre le gros des forces dans la matinée. Seul manquait donc encore la division de A.P. Hill.[39]

Figure 45: La première campagne du Maryland

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Source: STANLEY Steven, The 1862 Maryland Campaign, Civil War Trust, Maps of the Maryland Campaign, 2013.

L’attaque fédérale menée le 16 avait permis aux troupes de Hooker de traverser l’Antietam et d’ainsi déjà pouvoir être en position pour attaquer les confédérés le lendemain. De plus, ils prirent possession d’une petite colline, Poffenberger Hill, et y placèrent quatre batteries d’artillerie.
Aux alentours de 6 heure du matin, Hooker mit son corps d’armée en marche vers le sud, le long de la route d’Hagerstown Pike, appuyé par un intense barrage de l’artillerie fédérale.[40] Très vite, leurs équivalentes sudistes positionnées sur Nicodemus Hill (les batteries de Stuart protégée par la brigade d’Early) et au nord de Sharpsburg (les batteries de Stephen Dill Lee) leur répondirent, engageant un intense duel d’artillerie.[41] Les troupes de tête de Hooker, les divisions de Doubleday et Ricketts, ne tardèrent pas à arriver au champ de maïs jusqu’où Jackson avait fait avancer les troupes de la division Lawton alors que la division de John Robert Jones était restée à l’orée des Bois de l’Ouest, au nord de Dunker Church. Hooker fit alors concentrer les tirs de son artillerie sur le champ de maïs, causant de lourde pertes dans les rangs confédérés qui furent contraints de battre en retraite au terme de combats furieux marqués par plusieurs allers et retours aux travers et aux abords du champ de maïs.[42] Il fit pousser ses forces jusqu’à Dunker Church mais pour contrer l’attaque, Jackson fit intervenir les troupes de Hood, vers 7 heure, qui repoussèrent les fédéraux jusqu’au champ de maïs. Dans le même temps, Lee, sachant que les forces de MacLaws et R.H. Anderson ne tarderaient pas à arriver sur le champ de bataille, fit déplacer la brigade de George Thomas Anderson du flanc droit vers le flanc gauche pour renforcer l’aile de Jackson.[43]
Un peu avant 8 heure, voyant Hooker en difficulté, McClellan déclencha la seconde partie de son plan en envoyant le 12ème corps de Mansfield à l’attaque en suivant la Smoketown Road. Au prix de nouveaux combats très violents et confus, les forces de Hood furent contraintes de reculer jusqu’à Dunker Church.[44] Vers 9 heure, McClellan fit également avancer la troisième vague de son attaque en lançant comme prévu le 2ème corps de Sumner en soutien de celui de Mansfield, venant ainsi ajouter à la pression fédérale sur la ligne sudiste.[45] Conscient que sa situation était de nouveau précaire, Jackson fut contraint de rameuter ses dernières forces pour contrer la progression fédérale. Il fit d’abord intervenir une partie des troupes de la division de D.H. Hill, dégarnissant de la sorte dangereusement le centre de la ligne sudiste. Il ordonna également à Early de quitter la position qu’il occupait à l’ouest pour protéger les batteries de Stuart qui avaient déplacées au sud de Nicodemus Hill lorsque la progression de Hooker avait menacé de les isoler, et de prendre sous son commandement les forces restantes de la division de Jones pour venir se joindre aux combats aux abords des Bois de l’Ouest. Lee fit également venir sur place les divisions de Walker, jusqu’alors placées en réserve au sud de Sharpsburg, et de MacLaws, qui venait enfin d’arriver sur le champ de bataille. A ceci, vient se joindre la brigade de G.T. Anderson.[46] En appuis d’Early, ces forces permirent aux sudistes de reprendre le contrôle des Bois de l’Ouest et de Dunker Church en repoussant les troupes du corps de Sumner.[47] Eprouvées, les forces des deux camps présentes dans ce secteur s’arrêtèrent, presque comme d’un commun accord, et mirent fin aux combats vers 10 heure 30. Le premier centre de gravité de la bataille d’Antietam venait de s’éteindre après avoir été le théâtre d’affrontements extrêmement violents et confus qui, pendant près de 6 heures, virent les forces des deux camps subirent des pertes colossales dans une série d’attaques et de contre-attaques traversant le champ de bataille à plusieurs reprises.

Le second centre de gravité de la bataille allait alors s’allumer un peu plus au sud où les troupes du 2ème corps de Sumner qui n’avaient jusqu’alors pas pris part aux combats, la division de French, avancèrent vers Sunken Road où la division sudiste de D.H. Hill avait été déplacée un peu plus tôt. Très vite, vers 10h30, de nouveaux combats éclatèrent donc alors que les hommes de French arrivèrent à portée de tir de la position qu’occupent les hommes de Hill derrière la Sunken Road, ceux-ci ouvrant immédiatement le feu.[48] Répondant à la demande de renfort de Hill pour faire face à cette nouvelle menace, Lee fit dépêcher sur place la division de R.H. Anderson arrivée d’Harpers Ferry dans la matinée alors que McClellan fit intervenir la division d’Israel Bush Richardson.[49] Pendant que les combats faisaient rage, deux régiments sudistes de la division de Walker, partis des Bois de l’Ouest tentèrent de flanquer les fédéraux attaquant Sunken Road mais furent repoussés essentiellement grâce à l’arrivée de la division de William Farrar Smith, du 6ème corps. Vers 12 heure 30, à court de munitions et ayant subit de très lourdes pertes les confédérés furent contraints de se replier sur Sharpsburg, ouvrant de la sorte une vaste brèche en plein centre de la ligne sudiste.[50] Mais alors que l’opportunité de porter un coup potentiellement fatal à l’Armée de Virginie du Nord se présentait en en isolant les deux parties et surtout en lui coupant la route de retraite s’il avait fait pousser les forces encore à sa disposition, les 6ème et 5ème corps, respectivement de Franklin et Porter, et la division de cavalerie de Pleasanton, jusqu’à Boteler’s Ford, McClellan préféra jouer la carte de la sécurité en arrêtant l’avancée de ses forces.[51] Sa décision de cesser l’offensive mit un terme à la seconde partie de la bataille et par conséquent au second centre de gravité de celle-ci. Ici encore, les combats furent intenses et mortels à tel point que la Sunken Road reçu le surnom de Bloody Lane.[52]

Depuis le début de la matinée, Burnside avait cherché à faire traversé l’Antietam à ses troupes via le pont du sud. Mais jusque là, toutes ses tentatives s’étaient heurtées à une brigade sudiste commandée par Robert Augustus Toombs qui tint ainsi en respect l’ensemble du 9ème corps pendant plusieurs heures. Précisons toutefois que dans un premier temps Burnside n’exerça pas une pression très importante sur son adversaire.[53] Mais vers 13 heure, alors que les hommes de Toombs arrivaient à court de munitions, les fédéraux parvinrent à établir une tête de pont sur la rive orientale de la rivière en traversant le pont et le gué de Snavelry’s Ford découvert un peu plus au sud – celui que devait garder la division de Walker avant d’être déplacée vers le nord du champ de bataille.[54] Vers 15 heure, les forces sudistes n’étaient plus en mesure de faire face à la menace fédérale, Burnside avait fait franchir la rivière à trois de ses quatre divisions et celles-ci ne tardèrent pas à mettre les maigres forces confédérées en déroute vers Sharpsburg et à les poursuivre. McClellan tenait là une nouvelle occasion de porter un coup décisif à l’Armée de Virginie du Nord dont le flanc droit était en train de s’effondrer. Cependant, une fois encore il ne fit pas intervenir les troupes fraîches à sa disposition craignant que d’hypothétique renforts sudistes n’interviennent. Comme à son habitude, le commandant de l’Armée du Potomac était persuadé que son adversaire lui était très largement supérieur en nombre.[55] Or, Lee disposait bien de quelques renforts mais certainement pas autant que ce que McClellan pensait. Il s’agissait de la division de A.P. Hill qui revenait enfin d’Harpers Ferry et ce au moment crucial. Alors que les troupes de Burnside enfonçaient le flanc droit de la ligne sudiste, les hommes de Hill s’en prirent au flanc gauche des fédéraux aux alentours de 16 heure et parvinrent à mettre un terme à leur progression. Les combats cessèrent progressivement à partir de 17 heure, mettant ainsi un terme à la troisième et dernière phase de la bataille d’Antietam. Les actions de celle-ci caractérisèrent le troisième centre de gravité de la bataille.[56]

Carte 46: Déroulement de la bataille d’Antietam

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Source: JESPERSEN Hal, Battle of Antietam: Overview, 1862, Cartography Services by Hal Jespersen.

Au cours de la bataille d’Antietam, McClellan a engagé l’action sur trois zones différentes, créant de la sorte trois centres de gravité dans la bataille. Lee résista tour à tour de justesse sur chacun d’entre eux en déplaçant judicieusement les forces à sa disposition pour contrer chaque menace et put ainsi tenir le choc. Mais il s’en fallut de peu pour que l’Armée de Virginie du Nord ne soit détruite. Au final, les deux camps subirent en ce jour des pertes énormes. Un peu plus de 12 000 pertes pour l’armée fédérale dont 2000 morts et quelques 10 000 pertes pour les confédérés dont environ 1500 morts. Soit un taux de perte de 25% pour l’Armée du Potomac et de 31% pour l’Armée de Virginie du Nord au cours de la première campagne du Maryland.[57] Au final, la bataille d’Antietam fut la plus meurtrière depuis le début de la guerre et reste encore aujourd’hui la journée la plus sanglante de l’histoire américaine.[58] Bien qu’il se savait en position difficile en ayant perdu un tiers de son armée et alors que le reste était épuisé par la campagne et les rudes combats, Lee décida de rester sur place le lendemain et de continuer à faire face à McClellan. Mais, lors de la journée du 18 septembre, celui-ci ne renouvela pas ses attaques. Au soir du 18, finalement conscient qu’il ne pouvait se maintenir dans le Maryland plus longtemps, Lee décida de faire traverser le Potomac à ses forces et retourna dans la vallée de la Shenandoah, sa campagne du Maryland se soldait par un échec.[59] Bien que tactiquement indécise, Antietam fut ainsi une victoire stratégique du Nord qui mit un terme à l’offensive confédérée.

Mais la première campagne du Maryland n’était cependant pas complètement terminée, le 19, McClellan envoya une partie des forces du 5ème corps de Porter à la poursuite de l’armée fédérale mais celles-ci furent arrêtées par la division d’A.P. Hill lors de l’engagement de Sheperdstown et McClellan ne chercha guère à mettre plus de pression sur l’armée confédérée en pleine retraite.[60] Il se contenta de clamer sa victoire et repoussa les demandes pressantes de Lincoln exigeant qu’il poursuivent les sudistes dans la vallée de la Shenandoah afin de capitaliser sur la victoire d’Antietam soit en détruisant pour de bon l’Armée de Virginie du Nord soit en la repoussant loin au sud. Mais alors qu’il attendait sur la rive septentrionale du Potomac et que Lee avait concentrer ses forces aux abords de Winchester, la cavalerie de Stuart mena un raid de trois jours, du 10 au 12 octobre, autour de l’armée nordiste jusqu’à la Pennsylvanie, ce qui déboucha sur les engagements du Chambersburg Raid suivi plus tard par les engagements de la bataille d’Unisson du 31 octobre au 2 novembre au cours desquels Stuart repoussa les quelques troupes fédérales ayant pénétré en Virginie pour timidement poursuivre l’Armée de Virginie du Nord dans sa retraite.[61] Tout cela n’aida en rien à défendre la position de McClellan et, finalement lassé de le voir se reposer sur ses lauriers sans rien tenter pour mettre un terme à la guerre et sachant qu’il avait au cours de la première campagne du Maryland raté de nombreuses opportunités de détruire l’armée sudiste, Lincoln lui retira le commandement de l’Armée du Potomac le 7 novembre.[62]

La première campagne du Maryland fut donc un échec pour la Confédération qui ne parvint pas à soulever cet état à sa cause et à porter un coup potentiellement mortel à l’Union. La même stratégie utilisée sur le front du Mississippi, l’invasion du Kentucky, tournera elle aussi, un peu plus tard, au fiasco. Toutefois, l’Union fut incapable de capitaliser sur sa victoire, si bien que les conséquences stratégiques furent minimes pour la Confédération. Sur le plan politique par contre, le 22 septembre, Lincoln saisira l’occasion d’une victoire tactique, celle d’Antietam, pour rendre publique sa Proclamation d’Emancipation, qui prendra effet le 1er janvier 1863 et fut pour beaucoup dans la décision des puissances européennes de ne pas intervenir dans le conflit.[63] Sur le plan stratégique, épuisées par les intenses campagnes livrées depuis le début de l’été sur le front de Virginie, aucune des deux armées ne prendra l’initiative stratégique avant avant la mi-novembre, lorsque l’Union déclenchera la campagne de la Rappahannock.


[1] James McPHERSON, op.cit., page 581.

[2] Idem, page 572. ; Idem, pages 576-577.

[3] Idem, pages 581-582.

[4] Après la guerre, il sera réhabilité en 1886 lorsque les témoignages d’officiers sudistes prouveront qu’il n’était pas en mesure d’obéir aux ordres de Pope lors de la première journée de la seconde bataille de Bull Run. ; James McPHERSON, op.cit., page 578.

[5] BALLARD Ted, Battle of Antietam, Washington: Center of Military History, United States Army, Staff Ride Guide, 2008, pp. 7-8.

[6] James McPHERSON, op.cit., page 582.

[7] John KEEGAN, op.cit., page 174.

[8] Nous utiliserons ce terme afin de conceptualiser la situation particulière des actions de la guerre dans cette région. En effet, les combats se déroulant au Missouri correspondaient à une forme de guerre civile interne à l’état qui était dans une certaine mesure indépendante du reste de la guerre.

[9] LEE Robert Edward, Letter to the President of the Confederate States of America Jefferson Davis, Dranesville: 13 septembre 1862.

[10] GALLAGHER Gary W., Robert E. Lee’s decision to invade the North in September 1862, Civil War Trust, 2013.

[11] Ibid.

[12] James McPHERSON, op.cit., page 583.

[13] Gary GALLAGHER, op.cit.

[14] Gary GALLAGHER, op.cit.

[15] Ibid.

[16] SLOTKIN Richard (Professeur d’Anglais et d’Etude Américaine à la Wesleyan University de Middletown, Connecticut et auteur du livre The Long Road to Antietam: How the Civil War became a revolution), entretien, réalisé par le Civil War Trust, 2013.

[17] Ibid.

[18] Ibid

[19] PALFEY Francis Winthrop, Campaign of the civil Chapter V: The Antietam and Fredericksburg, New York: Printing and Bookbinding Company, 1882, p. 9.

[20] Précisons que McClellan modifia les dénominations de ses corps d’armée après que l’Armée de Virginie ait été dissoute et ses unités transférées au sein de l’Armée du Potomac. ; Francis PALFREY, op.cit., page 8.

[21] Lincoln attendait de remporter une victoire majeure sur le front de Virginie pour rendre publique sa décision d’affranchir les esclaves se trouvant dans les états ayant fait sécession, il pensait donc tenir ici une belle occasion. ; James McPHERSON, op.cit., page 583.

[22] James McPHERSON, op.cit., page 584.

[23] Précisons que l’espoir confédéré de voir se soulever la population du Maryland en faveur de la cause sudiste ne se produisit pas, principalement parce fait que l’armée confédérée était entrée dans l’ouest de l’état qui était majoritairement pro-unioniste et que de toute façon la quasi totalité des partisans pro-sudistes du Maryland souhaitant s’engager avaient déjà rejoint la Confédération l’année précédente.

[24] James McPHERSON, op.cit., page 584.

[25] Ted BALLARD, op.cit., pages 8-10.

[26] James McPHERSON, op.cit., pages 584-585.

[27] Idem, page 585.

[28] Ted BALLARD, op.cit., page 12.

[29] James McPHERSON, op.cit., page 586.

[30] Ted BALLARD, op.cit., page 13. ; FLOYD Dale E., LOWE David W., South Mountain, Washington: Civil War Sites Advisory Commission.

[31] James McPHERSON, op.cit., pages 586-587.

[32] Ted BALLARD, op.cit., page 13.

[33] James McPHERSON, op.cit., page 587.

[34] FLOYD Dale E., LOWE David W., Harpers Ferry, Washington: Civil War Sites Advisory Commission.

[35] James McPHERSON, op.cit., page 587.

[36] Au Sud, cette bataille porte la dénomination de Sharpsburg. ; Pour de plus amples informations sur le déroulement de la bataille d’Antietam, se référer au livre de Ted Ballard, Battle of Antietam.

[37] McPHERSON James M., The Atlas of the Civil War, Philadelphie: Running Press, 2005, p. 80.

[38] James McPHERSON, op.cit., page 589.

[39] Ted BALLARD, op.cit., pages 15-17.

[40] James McPHERSON, op.cit., page 592.

[41] Ted BALLARD, op.cit., page 22.

[42] Idem, pages24-25.

[43] Idem, pages25-26.

[44] Idem, pages 26-28.

[45] Idem, page 28.

[46] Ibid.

[47] James McPHERSON, op.cit., page 592.

[48] Ted BALLARD, op.cit., pages 30-32.

[49] Idem, page 32.

[50] Idem, page 36.

[51] Idem, page 38.

[52] James McPHERSON, op.cit., page 593.

[53] Ted BALLARD, op.cit., page 38.

[54] Ideem, page 40.

[55] James McPHERSON, op.cit., page 594.

[56] Ted BALLARD, op.cit., pages 40-42.

[57] Idem, pages 75-76.

[58] James McPherson rapporte que les pertes subies en ce jour sont quatre fois plus importantes que celles subies par l’armée américaine lors du débarquement en Normandie et deux fois plus importantes que l’ensemble des pertes américaines subies lors des guerres d’indépendance, de 1812, du Mexique et Hispano-américaine réunies.

[59] James McPHERSON, op.cit., page 595.

[60] FLOYD Dale E., LOWE David W., Sheperdstown, Washington: Civil War Sites Advisory Commission.

[61] Ted BALLARD, op.cit., page 44.

[62] James McPHERSON, op.cit., page 621.

[63] LINCOLN Abraham, « Emancipation Proclamation », Washington D.C., National Archives, 22 septembre 1863.  ; La Proclamation d’Emancipation établissait que tous les esclaves des états en rébellion contre l’Union à la date du 1er janvier 1863 seraient à tout jamais libres.

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