Taps

Taps est sans conteste la musique militaire la plus connue à travers le monde. Ce nom ne vous évoque probablement rien, mais vous la connaissez certainement mieux sous le nom de « Sonnerie aux morts ».

L’origine de cette musique remonte bien avant la Guerre de Sécession mais c’est pourtant durant cette dernière qu’elle prit l’importance qu’on lui connait aujourd’hui.      Initialement, il s’agissait d’une musique utilisée dans l’armée américaine pour signaler l’extinction des feux dans les casernes militaires. Ainsi, jusqu’à la guerre civile elle porta le nom de Tattoo en raison du nom qui figurait dans le manuel militaire écrit par Winfield Scott en 1835 et qui la mentionnait pour la première fois.

Durant la guerre, en juillet 1862, alors que l’Armée du Potomac était positionnée à Harrison’s Landing dans le sud de la Péninsule de Virginie lors de la fin de la campagne éponyme, le général Daniel Adams Butterfield, alors commandant de la 3ème bridage de la 1er division du 5ème corps, apporta des modifications à la musique originale dans le but que sa brigade dispose d’une musique propre que ses hommes pourraient reconnaitre immédiatement et savoir qu’ils étaient concernés par l’appel. Butterfield accoucha de la sorte de la version telle qu’on la connait aujourd’hui.[1] Par la suite, la mélodie fut progressivement reprise par l’ensemble des forces de l’Union et selon certaines sources aurait également été utilisée par des unités confédérées.

Mais la véritable évolution qu’apportera la Guerre de Sécession à Taps, fut son utilisation lors de cérémonies funéraires, sa fonction la plus populaire aujourd’hui.
Selon les sources qui ont pu être retrouvée, la toute première utilisation de cette mélodie à cette occasion eut lieu durant la même campagne de la Péninsule, lorsque le capitaine John C. Tidball, commandant la batterie d’artillerie A du 2nd Battery, décida d’honorer la mort de l’un de ses hommes tombé au combat. Mais ne pouvant pas tirer les traditionnels trois coups de canon de peur de dévoiler sa position et de relancer les combats, Tidball jugea que Taps serait à même de rendre hommage à ce soldat. Ainsi, par la suite la pratique se serait répandue au sein de l’Armée du Potomac et plus tard dans l’ensemble de l’armée américaine lorsqu’elle sera officiellement établie dans le U.S. Army Infantery Drill Regulations de 1891 comme étant la mélodie à jouer lors de cérémonies funéraires militaires.

butterfield

Général Daniel Adams Butterfield

Tidball's_Battery_-_officers_-_Fair_Oaks_1862

Capitain John Caldwell Tidball (deuxième en partant de la gauche) et sa batterie A du 2nd U.S. Artillery à Fair Oaks, Virginie, le 1er juin 1862

[1] Notons toutefois que le débat entre les historiens pour savoir si Butterfield apporta lui-même les modifications ou s’il demanda à quelqu’un d’autre de le faire pour lui n’est pas résolu, mais toujours est-il que c’est à lui qu’en est attribuée l’origine.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s